Energie renouvelable : le poêle à granulés de bois:
« A vendre, maison de caractère avec jardin arboré clos de murs ». Annonce alléchante, nous avons signé. Question caractère, le charme était bien au rendez-vous.
La maison bicentenaire a conservé ses portes et fenêtres d’époque en parfait état avec des fuites d’air très acceptables vu l’âge de la vieille dame, et pas question de les changer pour du double –vitrage moderne.
Seul chauffage : des convecteurs électriques. La facture nous a échaudé.
Restait à trouver un moyen de chauffage abordable, confortable et si possible écologique.
Les premiers hivers, nous avons utilisé une cheminée et un poêle à bois. C’était économique, romantique et chaleureux... lorsque quelqu’un était là pour le remplir. Mais au retour d’une journée de travail ou au petit matin, la température pouvait descendre très bas !
Nous rechignions à investir dans une énergie fossile trop polluante (gaz ou fioul). Après maintes hésitations, nous avons opté pour un poêle à granulés de bois à la place d’un chauffage central.

Bilan de trois hivers d’utilisation :
Très facile d’emploi, fonctionne en feu continu, très peu de corvées de nettoyage ou décendrage (moins d’une fois par mois), et un rendement à la hauteur des promesses du vendeur. Il assure une température décente dans toute la maison. Nous utilisons toujours le poêle à bois ou la cheminée le soir en complément ou en période de grand froid (mais nous pourrions pousser le poêle à granulés : s’il fait trop froid, on tourne un simple thermostat.)

Nous ne regrettons absolument pas notre choix. C’est vrai que les poêles à granulés sont chers, mais les déductions d’impôts allègent largement la facture. De plus, il n’y a presque pas de frais d’installation. Un bricoleur y parvient seul.
Nous l’avons installé nous-mêmes :
il suffit de le brancher à une prise électrique et de percer un trou dans le mur pour l’évacuation des fumées. Inutile de se raccorder à une cheminée préexistante. L’évacuation doit être à cinquante centimètres du sol minimum, par un simple tuyau inox de 80mm de diamètre. Les fumées sont très propres. En trois ans, aucune trace sur le crépi extérieur qui est de couleur claire.
Côté granulés, il y a bien la contrainte de remplir le réservoir du poêle avec des sacs de quinze kilos, mais il a une autonomie de 36h minimum. Après enquête de voisinage, nous nous sommes aperçus que d’autres habitants de notre petit coin avaient fait le même choix.
Depuis, nous nous groupons pour nous faire livrer les granulés avant l’hiver par semi-remorque. Nous bénéficions ainsi de prix défiant toute concurrence. Nous en brûlons trois tonnes en moyenne (nord de la Loire), ce qui fait un budget chauffage très raisonnable : les granulés (déchets de bois broyés et simplement compressés) sont plus chers que le bois, mais ils demeurent moins onéreux que le fioul ou le gaz. Et puis, il y a le plaisir de se chauffer de façon écologique !

Une tonne de granules correspond à une palette : 1,5 mètre cube. Ils doivent être entreposés dans un endroit abrité et sec.