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Les plantes aromatiques  Michel GARNIER est depuis quarante ans en Nouvelle-Calédonie. Sa passion, ce sont les plantes aromatiques, à défaut de pouvoir parler de plantes médicinales, comme a pu le faire son père et avant lui son grand père, tous deux herboristes. Vous pouvez le rencontrer de temps en temps sur les marchés, ou lors du salon du jardinage à la Chambre des Métiers, mais le mieux est d’aller lui rendre visite. Il vit au Mont-Dore et cultive là-bas un grand nombre de plantes aromatiques, plus de cinquante sortes différentes. Michel Garnier est un passionné et un perfectionniste. Au départ, le choix des graines est fondamental. Il les reçoit de France. “Ce sont des graines de qualité, du haut de gamme ! Saviez-vous par exemple qu’il existe 17 sortes de persil ?“ dit-il. Il les teste avant de les utiliser pour ses plantations, pour vérifier comment elles germent mais surtout pour voir le résultat en terme de goût et d’aspect. Ensuite, bien évidemment la qualité de la terre est importante, mais aussi le moment de planter les graines, à la fois en fonction de la lune et de la température. “La semaine prochaine, la météo a prévu une baisse de température, aussi vais-je arrêter les semis une semaine, le temps que la terre se réchauffe“, explique Michel Garnier. 10 000 à 20 000 pots d’herbes aromatiques par an Toute la culture est conduite de façon naturelle, pas de pesticide, pas de fongicide, pas d’insecticide. Michel Garnier utilise uniquement des engrais naturels pour faire pousser ses plantes aromatiques. “Vous devez suivre la nature ; si un pot est attaqué par des ravageurs, je réorganise le jardin différemment. Mais quand on cultive de façon biologique, on ne peut éviter des pertes“, explique-t-il. Dans ce métier, il faut être éveillé, bien surveiller, arroser juste ce qu’il faut, parfois ajouter un peu d’engrais bio. “Il est difficile de vivre de mon métier, à la fois parce que certains font n’importe quoi, n’importe comment et à n’importe quel prix, et parce qu’un pot vendu 650 francs met entre trois à dix-huit mois à pousser !“ Pourquoi parler de Monsieur Aromates dans notre dossier consacré à la biologie et la biodiversité ? Eh bien, voyez-vous, des plantes aromatiques, comme le thym ou le romarin ont des vertus médicinales puissantes pour soigner des tas de petits bobos, comme d’ailleurs le niaouli et d’autres plantes locales, et il est heureux qu’en Nouvelle-Calédonie nous ayons la chance d’avoir un homme comme lui, qui aime les plantes qui sentent bon, donnent du goût à nos mets et soignent nos ennuis de santé de tous les jours.
Tags : Nouvelle-Calédonie aromate herboriste jardinage culture bio
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Trés interessant ton reportage Véro membre du petit forum : http://trucsetastuces.forums-actifs.com