Les Miracles du Choux.
Le Docteur Jean Valnet
Grand vulgarisateur des médecines par les plantes
Pionnier des médecines naturelles.
-1- Aux environ de 1880, un charretier de Mancenans, petit village du Doubs, tomba de sa voiture et- accident très fréquent à l’époque - l’une des roues lui passa sur la jambe. L’importance des lésions était telle que deux médecins s’accordèrent pour conclure à la nécessité d’une amputation. Appelé en consultation, un chirurgien de Montbéliard confirma l’indication. L ‘intervention fut décidée pour le lendemain.C’est alors que le curé Loviat, de Saint-Claude, conseilla à la mère du blessé de recouvrir le membre traumatisé avec des feuilles de chou. Il était 17 heures. Calmé par ce simple pansement, le blessé s’endormit aussitôt jusqu’au lendemain matin. A son réveil, au grand étonnement de sa famille et de l’un des médecins arrivé peu après pour préparer l’opération, il était en mesure de mobiliser sa jambe. Sous les feuilles de chou imprégnées d’une abondante sérosité sanguinolente, la jambe, désenflée présentait une coloration normale.Huit jours plus tard, complètement rétabli, le blessé pouvait reprendre ses occupations.
( In Dr Blanc : Notice sur les propriétés médicinales de la feuille de chou et son mode d’emploi (Dodivez et Cie, Besançon 1881))
-2- M. Z..., horloger de son état, souffrait depuis un an d’un eczéma douloureux des deux mains qui lui interdisait toute activité. Les lésions étaient très étendues, inflammatoires, les ongles se décharnaient, prêt à tomber. Des applications biquotidiennes de feuilles de chou entraînèrent, en quelques jours, la sédation de la douleur. Une abondante sérosité imprégnait chaque pansement. Par ces soins, le malade fut guéri en deux mois.
(In C. Droz : Le Chou (Lausanne)).
-3- En 1875, M. S...âgé de soixante- quinze ans souffrait d’une gangrène artéritique du tiers inférieur de la jambe et du pied droits. Les téguments étaient de couleur noirâtre sur toute la circonférence de la jambe et sur une hauteur d’environ 20 cm. La face antérieure de la jambe était privée de son épiderme sur une surface d’environ 7 à 8 cm de côté. Sous l’influence des feuilles de chou utilisées en applications locales , les téguments passèrent du noir au brun, puis au rouge, et recouvrèrent une coloration normale.Trois semaines plus tard , écrit le Dr Blanc, on notait une amélioration considérable.
( In Dr Blanc : Notice sur les propriétés médicinales de la feuille de chou et son mode d’emploi (Dodivez et Cie, Besançon 1881))
Vous voulez en savoir plus ?
Et bien il va vous falloir trouver les écrits du Docteur Jean Valmet.
Traitement des Maladies par les Légumes, les Fruits et les Céréales.
© Librairie Maloine S.A. 1973.
Il n’y a aucune raison pour que l'ensemble de la bibliographie du Docteur Jean Valmet ne soient plus présente en librairie. Ses écrits représentent « les fondements » de la médecine par les plantes. Le docteur Jean Valnet, pionnier de la phytothérapie (Ne pas oublier que déjà lors de sa carrière militaire en Indochine, il soignait par les plantes, et cela avec des résultats supérieurs en qualité à ceux d'autres médecins), (Aussi l'on peut dire que quand le docteur Jean Valnet parle de médecine naturelle et de médecine par les plantes, il sait de quoi il parle.) Grand vulgarisateur de la médecine par les plantes dans les années 1970-1980, à une époque où il faut se le rappeler il n’était question en médecine et en pharmacie que de molécules chimiques. Les médecines douces et les médecines naturelles doivent énormément à ce Monsieur, et cela semble une évidence que l’intégralité de sa bibliographie continue à être rééditée et soit disponible en librairie.
Je cite l’avant-propos du Volume de Phytothérapie publié en 1972 par le Docteur Jean Valnet qui donne une idée de sa philosophie de médecine par les plantes.
"Ecrit pour être utile au plus grand nombre, ce livre s’est voulu aussi clair que possible. Ce n’est ni un précis, ni une somme. Il souhaite simplement compléter mes ouvrages précédents, dans le même esprit, les mots techniques ayant pour la plupart été éliminés. Pas plus que ses prédécesseur, ce travail ne saurait remplacer le savoir d’un médecin : un syndrome d’apparence anodine peut être le début d’une maladie plus grave. Mais le bon sens n’est il pas fait pour qu’on s’en serve ?
"Pour être utile, j’ai voulu simplifier. Aussi serait-il vain de chercher dans ces pages l’ensemble de la flore du Monde entier, ni même celle de notre pays. On ne trouvera pas plus tout ce qu’il est possible de dire sur les plantes retenues dans ce travail. Mais les bibliothèques se sont faites interrogées.En revanche, certains lecteurs pourront s ‘étonner de voir mentionner des recettes ou des formules désuètes, voire ridicules. Ridicules ? Voir ! L’expérience m’a prouvé que toutes les recettes sont susceptibles de trouver acquéreur. C’est une question de goût, d’éducation, de Foi. Or la Foi peut sauver.
"Ce fut d’abord « tout le monde », dès ma jeunesse, qui m’apprit mon métier. Hippocrate, puis Trousseau, parmi d’autres me confirmèrent qu’on ne doit point rougir d’emprunter à autrui les éléments de son savoir. C’est pourquoi j’ai appris à manier le vilebrequin et la varlope, et fabriquer de mes mains ma première grange aux plantes. A mon tour, je donne ce que je peux. Mais le principe d’action et réaction continue de jouer. Par mes lecteurs, je me vois confirmer que telle recette est une merveille.
"Ainsi cet industriel du Nord affublé de crises de goutte depuis vingt ans. La dernière fut de loin la plus grave. Figé du haut en bas , le malade du garder le lit. Parmi les multiples formules exposées dans mes livres, il en est une que je n’aurais sans doute jamais retenu pour moi : de l’oignon haché dans du lait. Je mange de l’oignon tous les jours mais le lait m’est contraire. C’est la recette que le patient choisit. Il but deux litres du mélange pendant trois jours. Le lendemain matin, il repartait à son usine, les articulations redevenues souples et quelques kilos de moins. Sa femme eut la bonté de m’écrire que ce que je disais sur les légumes n’était pas « des salades ».
"Un autre industriel, du mâconnais cette fois, m’a fourni une magnifique observation voilà trois ou quatre ans. Il souffrait de lombalgies que rien n’arrivait à calmer. Il décida, un jour, de se traiter par des emplâtres de feuilles de chou. En moins d’une semaine, les douleurs avaient disparu. Elles ne se sont pas reproduites.
"Madame M.C. d’H..., demeurant en Espagne, m’a récemment écrit que le suc de chou, à raison d’un verre par jour, l’avait débarrassée de douleurs d’estomac datant de nombreux mois. Il n’y a rien ici qui puisse nous étonner : c’est grâce au chou- dixit Caton l’Ancien- que les Romains ont pu se passer de médecins pendant plus de six siècles. Depuis , nous devinons pourquoi le chou agit, bien qu’on ne le vende pas encore en pharmacie et que son usage ne soit pas remboursé par la Sécurité Sociale. Les vertus de ce précieux crucifère sont innombrables. Aussi, après d’autres auteurs, ai-je cru souhaitable de lui consacrer un chapitre, appuyé de mes propres observations, dans un précédent ouvrage. A lui seul - et sa composition nous permet de le comprendre - il représente une officine. Mais la Nature est abondante et généreuse. Et dans les pages qui suivent, on trouvera de quoi suffire à la majorité des maux qui nous assaillent aujourd’hui comme hier. Les cas gravissimes, quelquefois, sont du ressort du spécialiste, c’est à dire du médecin. Que nos compatriotes, alors, soient rassurés : la médecine française est encore l’une des plus habiles, des plus subtiles, des plus savantes du Monde.
"Ceci dit, on se rappellera - les végétaux toxiques mis à part - que l’usage inconsidéré des plantes peut ne pas être sans inconvénient. Les réactions, habituellement bénignes et temporaires, peuvent être mises sur le compte d’incompatibilité ou de crises d’élimination un peu vives. Elles prouvent, s’il en était encore besoin, que la phytothérapie conserve ses pouvoirs. Le tilleul et la valériane peuvent provoquer des insomnies : effet paradoxal que certains mettent à profit lorsqu’il leur faut veiller.
"Ces faits curieux ne sauraient détourner d’une des thérapeutiques les plus anciennes du monde dont le renouveau actuel atteste la valeur. Paris, 1972Dr J. VALMET » En Conclusion: Procurez-vous et lisez les livres du Docteur Jean Valnet, ils sont une source inépuisable de renseignements et d'émerveillement sur les ressources du monde végétal, et des bienfaits de la Nature!
A noter qu'il existe une très abondante documentation sur Internet concernant le Docteur Jean Valnet.
Article rédigé par Yves Gonnet, le 10 juin 2008, pour les Végétaliseurs.
C'est tout à fait intéressant. Jean Valnet a joué un rôle très important en France pour la phytothérapie et l'aromathérapie... On espère que d'autres médecins de cette envergure vont poursuivre ce travail. La France est la lanterne de l'Europe en matière de médecines douces !