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Pour découvrir (ou rédecouvrir !) des plantes "phénoménales", des usages oubliés, des anecdotes surprenantes... spécial grands curieux de la nature !

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Histoires de plantes

Le gui, célèbre en cette période de fin d’année, n'est pas une plante comme les autres.

 

En effet, c'est un parasite de certains arbres ou plus précisément un hémi-parasite, puisqu'il fabrique lui-même sa chlorophylle et ses propres sucres. Dès que la température extérieure atteint 10°c, la graine germe et se colle à l’arbre. La plante peut alors se développer grâce à son suçoir qui traverse l’écorce et atteint la sève dont elle se nourrit. Ses fruits sont ronds, blancs et visqueux, d’où son nom latin Viscum album.

 

le gui, parasite des arbres

 

Il faut donc lever la tête pour l'apercevoir dans les pommiers, mais aussi dans les peupliers, les aubépines, les sapins, les hêtres et plus rarement dans les chênes

 

gui dans un arbre

 

 

 

panoramixIngrédient indispensable de la potion magique de Panoramix (le fameux druide du village d'Astérix), le gui sacré était coupé par les druides, dans les chênes par une serpe d'or (à la taille de Panoramix sur le dessin ci-contre), le sixième jour de l'année celtique. Ils le recevaient dans un drap de lin blanc tout en s'exclamant « O Ghel an Heu », ce qui signifie « Que le blé germe ». Déformée, cette expression deviendra, au Moyen Âge, « Au gui l'an neuf ». Les gaulois lui attribuaient de nombreuses vertues comme celles de chasser les mauvais esprits, de purifier les âmes, de neutraliser les poisons, d'assurer la fécondité des troupeaux ou encore de permettre même de voir les fantômes et de les faire parler...

 

 

 

    crédit photo : Uderzo 

 

Autre lieu, autre légende. En Scandinavie, le démon Loki tua, par jalousie, le dieu soleil Baldut en lui envoyant une flèche fabriquée avec une tige de gui. Sa mère, Preyla, déesse de l’amour, implora les dieux de redonner vie à Baldut, promettant alors d’embrasser quiconque passerait sous le gui. Baldut ressuscita. De cette légende naquit la coutume du baiser sous le gui, dès lors symbole de l’amour et du pardon.

 

Ou alors on peut préférer la version galloise plus romantique : Les trois filles du roi Gwydyr, étant promises à trois chevaliers en partance pour la guerre, se retrouvèrent sous un vieux chêne pour échanger des gages d’amour. Les plumes de paon offertes par les jeunes filles n’y suffisant pas, elles accordèrent un baiser à leurs fiancés... sous le gui du chêne.

 

 

Viscum album, guiEntre légende et réalité, en langue celte, son nom signifie « guérit tout », entre autre l’épilepsie et l’hypertension. Au 19ème siècle, il entrait dans la composition de remèdes contre la coqueluche.

 

La viscine, substance contenue dans le fruit blanc du gui, servait autrefois à faire de la glu.

 

Des recherches récentes tendraient à prouver que le gui agirait même sur le système immunitaire et parviendrait à inhiber les tumeurs cancéreuses.

 

 

 

 

 

 

 

Perpétuons la tradition, accrochons-en dans nos maisons pour la nouvelle année et embrassons-nous dessous ! Au gui l'an neuf !



Tags : gui plante noel annee nouvel an druide panoramix bonheur baiser neuf vertue

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Commentaires

1 . le 31/07/2008, par clairefontaineGrand Végétaliseur

Et bien vraiment: Parfaitement rédigé! Parfaitement documenté! Passionnant: Felicitation!

2 . le 23/03/2008, par lisulaGrand Végétaliseur

Très intéressant ! merci !


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