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Sur le oueb, il y a ce collectif de graphistes dont j’adore le travail qui vient de sortir le n°2 de leur webzine, Green is beautiful. Je l’ai donc lu et relu, en particulier l’article « Etre végétarien : mode ou nécessité ? ». J’y ai découvert un truc que je soupçonnais vaguement : l’impact désastreux de l’élevage sur la forêt brésilienne.

Je résume, vous irez voir vous-mêmes l’explication complète : le Brésil est devenu en quelques années le premier exportateur de viande bovine, y compris à destination du marché européen. Or qui dit vaches dit pâtures, dit déforestation et lessivage des sols. Vous rajoutez à l’équation vaches = farines = soja = déforestation (je sais je résume). Bref, j’en conclue que pour moi c’est la fin non pas des haricots mais de la vache brésilienne.
Ca tombe bien, weekend famille en Charente, et là qui dit premier frimas dit entrecôte à la cheminée. Made in Defoulounoux, le boucher du village. Traçabilité parfaite, impact sur la forêt amazonienne nul. Chez Monsieur Defoulounoux on sait quelle vache on mange, de quel champs elle vient, au coin de quel bois du canton. Monsieur Defoulounoux a même poussé l’exigence jusqu’à mettre sur la porte de sa chambre froide la photo de son arrivage bovin de la semaine.
Et bien c’est là que le bât blesse. Apprendre que ce weekend on déguste Marguerite avec ses grands yeux noirs et sa robe rousse, croyez-moi c’est au moins aussi traumatisant que d’apprendre son impact sur la forêt amazonienne. Désormais j’arrête les hamburgers !
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Elevage : GROSSE production de CO2