Slow Food naît d’un constat : la culture du fast-food standardise et appauvrit les goûts, la qualité et le plaisir de manger. Ne plus prendre le temps de manger revient aussi à ne plus prendre le temps de vivre... Pour contrer cette tendance, Le Mouvement International Slow Food s’est déployé un peu partout en Europe, proposant de redécouvrir les traditions culinaires locales, à travers des programmes d’éducation au goût et la promotion d’une conscience publique des traditions culinaires.
Plaisir et responsabilité
Un point important à souligner : la redécouverte du goût fait lien avec le plaisir de manger. Dès lors que cette conscience est éveillée, on fait plus attention aux aliments que l’on ingère et à leur provenance, leur mode de culture. Cela favorise une prise de responsabilité.
L’attention à l’environnement
Cette prise de responsabilité nous rend sensible à l’environnement, à l’agriculture. L’on fera la promotion de la biodiversité, de la préservation de l’environnement, d’un mode de culture moins nocif et moins intensif pour l’environnement.
Le Mouvement International Slow Food est donc devenu un acteur majeur en matère d’agriculture et d’écologie.
Il propose de nombreuses activités telles que :
◊ Défense de la biodiversité
Parce que les plaisirs de la table doivent allier des efforts pour sauvegarder la multitude de céréales, fromages, légumes, fruits qui sont en train de disparaître. Des projets tels que l’Arche du Goût, les Sentinelles se développement avec cet objectif.
◊ Education au goût
Explorer, s’interroger, expérimenter, découvrir et redécouvrir. Pour cela, les activités des Conviviums (groupes locaux), ou les Ateliers du goût ont été mis sur pied, afin de proposer des dégustations guidées, accompagnées d’experts de l’alimentation. Slow Food se rend aussi dans les écoles, et organise une Université des Sciences Gastronomiques.
◊ Lien entre producteurs et consommateurs
Des salons, des événements, marchés paysans pour mettre en avant des produits, mais de manière conviviale, afin de créer du lien entre les artisans-producteurs et les consommateurs.
"Trop rares sont peut-être ceux qui, parmi nous, considèrent que le fait de couper le pain, de partager le sel ou de mettre en commun le même bol de nourriture, revêt une importance qui va bien au-delà de la simple satisfaction d’un besoin." Yuan Mei, poète chinois
(www.humanvillage.com)
entièrement d'accord. Bravo.