La chenille processionnaire du pin est décrite classiquement comme infestant la forêt méditerranéenne, et on la trouve en Europe méridionale et centrale, ainsi qu'en Afrique du Nord. En France, toutes les régions au sud d'une ligne Lorient - Orléans - Dijon sont atteintes, sauf en montagne.
Dans les Landes, je peux vous dire que nous sommes souvent infestés !
Quand les premiers froids de novembre arrivent, les chenilles construisent leur habitation pour l'hiver. Elles choisissent l'extrémité d'un rameau dans les hauteurs du pin, à feuilles. Les filandières l'enveloppent moitié soie, moitié feuilles, ce qui leur donne un nid capable de résister aux intempéries.
Photo Lisula
Les chenilles sont connues pour leur mode de déplacement en file indienne, se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres.
Chaque poil de la chenille processionnaire est relié à une glande à venin. Ce venin, provoquant une nécrose tissulaire, est libéré lorsque le poil très fragile se casse. Ces poils urticants peuvent occasionner des désagréments (démangeaisons) ou même des ennuis graves aux personnes et aux animaux. Ma chienne par exemple (un dogue allemand) en avait léché une et le vétérinaire l'a sauvée de justesse, la langue avait gonflé énormément et elle commençait à s'étouffer...
Photo wikipedia
Sous sa forme de papillon, il s'agit du bombyx pityocampe.
Ce n'est peut-être pas une raison pour nous asperger de pesticides par hélicoptère tous les ans. D'autant que les mésanges peuvent en manger plusieurs centaines par jour, mais c'est sûr qu'avec les pesticides utilisés dans les jardins, il y a de plus en plus de chenilles et de moins en moins de mésanges ! Un dossier de l'INRA sur la question et la solution: http://www.prodinra.inra.fr/prodinra/pinra/data/2008/05/PROD20086e87fb50_20080516020737565.pdf