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Les châtaigneraies bretonnes ont du souci à se faire. Depuis quelques années, un champignon parasite microscopique (l'endothia parasitica) mortel pour l'espèce progresse à vitesse grand V. Sur les talus et dans les forêts, les châtaigniers à la cime nue sont de plus en plus nombreux. Le signe que l'endothia parasitica s'est installé. Ce champignon microscopique avance irrémédiablement depuis quelques années. « La maladie est venue de la région rennaise », explique un technicien de la ville de Quimper. Les châtaigniers touchés par la maladie sont abattus. Les arbres meurent très vite
« En trois ans, le champignon vient à bout des plus gros spécimens », souligne-t-on à l'Office national des forêts (ONF)) qui suit de près l'évolution de ce chancre. « L'arbre perd ses feuilles. Et apparaît sur l'écorce le champignon de couleur orange. La sève ne montant plus dans le tronc, une couronne de jeunes pousses se forme à la base. Après, les racines se dessèchent. Et le châtaignier finit par tomber ». Au début, un protocole très strict était exigé pour ralentir ce parasite. « Les arbres chancreux étaient brûlés, souligne Pierre-Yves Caudal, technicien à l'ONF. Les ganivelles sur les dunes devaient être écorcées. La maladie s'est si vite installée dans l'espace et dans le temps que ces préconisations ne sont plus respectées ». Pas de traitement Le pire c'est qu'aucun traitement ne vient à bout du chancre très résistant. « Seuls les arbres isolés, mélangés à d'autres feuillus résistent », poursuit Pierre-Yves Caudal. Et ils sont rares. Car le châtaignier, variété d'arbre introduite en Bretagne il y a plusieurs siècles, a été planté en masse pour en faire du bois de chauffage. « Le seul moyen de contrer la progression du champignon c'est de replanter en mélangeant les châtaigniers à d'autres espèces comme les chênes et les hêtres », assure-t-on à l'ONF.
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vive les mélanges d'essences d'arbres !