A l'occasion de conférences organisées du 6 au 9 juillet dernier par l'Association de Science Marine Australienne à Hobart, en Tasmanie, un scientifique accuse une fois de plus le réchauffement de la planète. Prochaine victime ? La forêt de kelp ...
Dans une eau froide et obscure, des algues brunes gigantesques s'élèvent fièrement vers la surface. Venant du haut, on devine la lumière qui pénètre à peine parmi ces colonnes végétales dansant côte à côte ... Les bancs de poissons qui traversent nonchalamment ne semblent pas effrayés le moins du monde par cette atmosphère si particulière.
Au royaume du requin Port Jackson, chacun vit à son aise : l'oursin et l'étoile scrutent le fond, le homard donne quelques coups de pinces, l'ormeau et le triton s'y plaisent, mais sans doute pas autant que l'hippocampe et le dragon de mer ; les labres vagabondent, les éponges passent leur temps à filtrer l'eau, et le calamar et le poulpe à jouer à cache-cache. Bienvenue dans la chatoyante forêt de kelp de l'île de Tasmanie au sud de l'Australie !
A visiter d'urgence, pendant qu'il en est encore temps ... D'après Craig Johnson, professeur de zoologie à l'Université de Tasmanie, tout ce petit monde est en sursis : merci au changement climatique ! Grâce à une étude de photos aériennes, le scientifique a constaté que la surface des algues géantes Macrocystis pyrifera et Macrocystis angustifolia qui bordent la côte Est de l'île avait chuté de 20 à 80% par endroit en 50 ans.
En effet, le courant qui arrive sur l'Est de l'Australie a progressivement changé de comportement, véhiculant une eau plus chaude et moins chargée en substances nutritives, explique le scientifique. Or, pour que les Macrocystis - qui atteignent plus de 30 mètres de haut et peuvent pousser de 50 à 60 cm quotidiennement - nagent dans le bonheur, il leur faut une eau à 20°C, grand maximum. Un réchauffement pourrait être fatal. Et si la forêt de kelp venait à disparaître, que se passerait-il pour toutes ces espèces qui s'y réfugient encore aujourd'hui ?
Enfin, profitant du meeting de l'Association de Science Marine Australienne, le biologiste pointe du doigt la mauvaise volonté de certains pays, dont l'Australie elle-même et les Etats-Unis (sur la décision de Georges Bush) qui refusent toujours de signer le protocole de Kyoto concernant la réduction d'émissions de gaz à effet de serre ...
Le cèdre rouge d'Australie (Toona ciliata) est un arbre à feuillage caduc originaire de l'Australie de la famille des Meliaceae.
Cette espèce que l'on trouve dans les forêts humides du Queensland e
Le réseau électrique pourrait lui aussi être perturbé.
REUTERS/NASA/Handout
L'éruption solaire qui va frapper la Terre ce jeudi est la plus forte depuis cinq ans. Elle pourrait contraindre les avions à changer de direction pour éviter les pôles.
Depuis quelques semaines, elles se succèdent. La plus forte éruption solaire en cinq ans va entraîner à partir de ce jeudi sur la Terre, un bombardement de particules électro-magnétiques susceptibles de perturber les communications par satellite et les réseaux de distribution électriques, selon les autorités américaines.
Cette éruption de plasma solaire s'est produite mardi soir et ses effets ne devraient pas se faire sentir sur notre planète avant jeudi matin vers 12h00 GMT pour durer jusqu'à vendredi, selon les prévisions de l'Administration nationale des océans et de l'atmosphère (Noaa). Cette tempête solaire, chargée de particules qui frapperont la Terre à une vitesse de 6,44 millions de km/h, peut potentiellement affecter la distribution d'électricité, les communications satellitaires, les GPS, les astronautes de la Station spatiale internationale (ISS) et contraindre des compagnies aériennes à changer leurs routes pour éviter les régions polaires.
"L'augmentation du nombre d'éruptions est normal"
Un porte-parole de la NASA a indiqué que l'agence ne prenait aucune mesure particulière car "nous ne pensons pas que l'équipage de l'ISS soit en danger". "L'augmentation du nombre d'éruptions solaires -la dernière s'est produite le 23 janvier- est normale au regard des cycles d'activités du soleil de onze années, qui, pour cette période devrait atteindre son maximum en 2013", a expliqué la NASA. Une telle intensification des éruptions solaires est plus fréquente alors que le soleil achève un cycle d'activité minimum pour entamer une période beaucoup plus active.
Cette tempête solaire est probablement "l'une des plus puissantes depuis décembre 2006", selon Joseph Kunches, expert de la météo spatiale à la NOAA. Outre le risque de perturber les communications très dépendantes aujourd'hui des satellites, cette dernière tempête solaire va probablement créer des aurores boréales spectaculaires en Asie Centrale jeudi soir, promet Joseph Kunches. Ces experts rappellent que la Terre est bien protégée de ces tempêtes solaires par son champ magnétique.
Avec AFP http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/une-eruption-solaire-de-tres-grande-ampleur-va-frapper-la-terre_1091022.html#xtor=AL-447
Dimanche 08 janvier 2012, 14h46
En 1975, le magazine français pour la jeunesse Pif Gadget invitait ses lecteurs à planter une petite brindille d'épicéa. Quelques décennies plus tard, un Français s'est mis en quête des sapins Pif, rencontrant l'engouement d'un public nostalgique et friand de belles histoires.
"Attention, dans deux ans, ce sapin sera plus grand que toi", avertissait alors le numéro 347 de cette revue hebdomadaire de 1969 à 93, aujourd'hui disparue.
Appartenant au Parti communiste français, elle était très populaire auprès des enfants pour ses bandes dessinées et les gadgets que chaque numéro contenait (périscope ou kaleidoscope à fabriquer, "aéropif"...)
Joël Fauré avait 13 ans et habitait à l'orée d'une forêt. "Pif et ses gadgets étaient révolutionnaires à l'époque. Mon père m'a aidé à planter mon arbre et très vite il s'est épanoui", se rappelle-t-il.
La maison familiale a été vendue après la mort de ses parents, mais l'arbre est toujours là. Il fait douze mètres et "raconte mon propre parcours", dit Joël Fauré, 49 ans, qui habite Toulouse (sud-ouest). Le nouveau maître des lieux lui a fait la promesse de le préserver.
Au total, il s'est vendu 360.000 pousses de sapin sous plastique, un succès à rapprocher de celui des "pifises", drôles d'oeufs de crustacés écoulés à un million d'exemplaires, ou des pois sauteurs du Mexique, rapporte Joël Fauré.
"Je me suis dit qu'il y avait potentiellement 359.999 autres sapins pifesques" témoins d'autant de tranches de vie.
Il en parle en 1997 au journal régional la Dépêche du Midi, mais c'est surtout depuis l'été 2011 et un "appel de la forêt" lancé dans Le Monde Magazine que le sujet explose. A l'automne, le quotidien Libération lui propose d'héberger son blog (http://pifgadget.blogs.liberation.fr).
"nostalgie de l'enfance"
Joël Fauré, fonctionnaire au greffe du tribunal de grande instance de Toulouse, pose devant un sapin Pif en tenant le numéro 347 du magazine Pif Gadget pour la jeunesse, le 22 décembre 2011 au jardin des plantes de Toulouse. (Photo Pascal Pavani/AFP)
Joël Fauré a retrouvé 120 résineux pifesques à ce jour. Ils sont dissiminés à travers la France. Mais il en prospère aussi en Turquie et au Canada. Un exemplaire a vécu deux ans en Tunisie.
"Les gens envoient des photos, racontent leur histoire, je suis ému aux larmes", dit-il. Il explique ce succès par "une histoire qui met en valeur des résonances très fortes": la nostalgie de l'enfance et du temps qui passe, le souci de l'environnement.
"Les gens écrivent, et souvent ils écrivent bien. Il y a de très belles histoires. Des scénaristes pourraient en faire leur miel", dit-il.
Il y a les histoires tristes de "massacres à la tronçonneuse" et de "destins tragiques", comme celui de l'épicéa sacrifié par le père de famille parce que ses racines devenaient envahissantes.
Mais d'autres ont vu, après les enfants, naître les petits-enfants. D'autres encore marquent la tombe du chien de la famille. Bon nombre ont résisté à la tempête du siècle en 1999.
Marie-Christine, en Bourgogne (centre-est), raconte comment son père, à la vue de la brindille rabougrie, s'était exclamé à l'époque "avec un pessimisme très légitime: +Ben, t'es pas prête à te mettre à l'ombre dessous+".
"Le bel arbre toise maintenant la maison familiale où réside ma mère désormais seule", dit-elle. "Et, de temps en temps, je vais bouquiner à l'ombre de mon Pif... histoire de faire mentir mon père." http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/27/869690/la_generation_pif_gadget_a_la_recherche_des_sapins_plantes_autrefois.shtml
Perché à une hauteur vertigineuse au-dessus de la rivière Capilano située à Vancouver au Canada, ce pont fait le bonheur de nombreux touristes qui chaque année viennent tester sa fiabilité !
Construit en 1889 par George Grant Mackay, un ingénieur civil écossais, ce pont pédestre en suspension surplombe de manière majestueuse la rivière Capilano qui coule à 70 mètres en contre bas. Long de 136 mètres, ce pont permet chaque année à de nombreux visiteurs de se faire quelques belles frayeurs en tentant de rejoindre les deux rives tout en sinuant entre la cime des arbres !
Le tracé de ce fleuve passe à travers une région de forêt tempérée humide et il suit le fond d'un canyon dont les parois granitiques dépassent par endroit une hauteur de quarante mètres. Un célèbre pont suspendu, le Capilano Suspension Bridge, d'une longueur de 136 mètres traverse ce canyon à une hauteur de soixante-dix mètres au-dessus du fleuve.
Voyez ces Vidéos: Faites un Copier / Coller dans votre barre d'adresse.
http://www.youtube.com/watch?v=4vsdn6wdndY&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=Fh9vASddlOU http://fr.wikipedia.org/wiki/Capilano_(fleuve)
Pour obtenir des oursins pleins et donc comestibles, un partenariat s’est mis en place dans le Var afin de faire grossir ces crustacés en bassin. Un projet inédit qui permettrait notamment de préserver cette espèce très convoitée, en réduisant sa pêche.
Pour la première fois, une ferme aquacole d’affinage d’oursins doit voir le jour. Prévu pour 2013, ce projet dont le comité local des pêches du Var et l'institut océanographique Paul-Ricard sont à l’origine, devrait être implanté sur l’île privée des Embiez, au large des côtes varoises. Le Fonds européen pour la pêche apporte également son soutien financier à cette entreprise.
Concrètement, il est ainsi prévu qu’après avoir été prélevés en milieu naturel, les oursins soient placés durant deux à trois mois dans des bacs destinés à favoriser leur développement. Il faudra alors notamment trouver l'algue la plus adaptée à l'oursin pour sa croissance en bassin. "Au lieu de pêcher des oursins et de les vendre en l'état, l'idée est de parvenir à faire des oursins matures aux gonades parfaites, dans l'intérêt du consommateur et du vendeur qui pourra les vendre à un prix supérieur", explique Yvan Martin, directeur de la recherche à l'institut.
Une initiative pour protéger les oursins ?
Mais s’il y a là un intérêt commercial évident, l’initiative vise également à protéger une ressource "très fluctuante, qui n'est pas en danger mais est à surveiller". C’est du moins ce qu’affirme M. Ravez, pêcheur d’oursins depuis plus de 20 ans et qui plonge de six à huit heures par jour en mer entre novembre et avril à la recherche de ces précieux crustacés. "D'un point de vue écologique, comme l'oursin se vendra plus cher, on en pêchera moins pour le même bénéfice", assure de son côté le biologiste marin Sylvain Couvray. Autre avantage : bien pleins, ces échinodermes, qui se vendent aujourd'hui à la douzaine au prix de six euros, pourraient être dégustés en moindre quantité.
Toutefois, il parait peu probable qu’avec d’excellents revenus à la clé, les pêcheurs s’arrêtent là et s’en tiennent à leurs bénéfices initiaux. Christian Decugis, président du comité local des pêches, se montre d’ailleurs très prudent face à ce projet qui pourrait également signer "la fin de l'oursin". En effet, en incitant à les ramasser en grand nombre pour les commercialiser sans s’en tenir à la période de pêche comme c'est le cas actuellement, les oursins pourraient rapidement disparaître. Comme le relève par ailleurs Patricia Ricard, aujourd’hui présidente de l'institut créé en 1966 par son grand-père, "la mer n'est pas distributrice de tapas, ce n'est pas un réservoir sans fonds, mais une réserve de vie à gérer, et le pêcheur va inévitablement devenir éleveur".
Des lâchers d'oursins issus de FIV
En parallèle, pêcheurs et scientifiques testent depuis plusieurs années une autre technique pour parvenir à une "activité durable". Il s’agit de lâcher en mer de jeunes oursins d'à peine un millimètre, nés par fécondation in vitro dans l'écloserie polyvalente de l'institut océanographique, indique Sciences et Avenir. Inaugurée en 2009, c'est la première du genre, assure son responsable Philippe Aublanc. Y sont également cultivées les algues destinées à les nourrir et ses minuscules animaux sont étudiés dans le cadre de recherches sur cette espèce menacée.
En 2010, un premier essai de repeuplement a eu lieu et plus d'un million de larves ont été introduites. Reste à mesurer l'efficacité de l'opération en pratiquant un test génétique qui permettra de déterminer si les oursins retrouvés sur place proviennent bien de l'écloserie.
MAXISCIENCES
http://www.maxisciences.com/oursin/des-oursins-d-elevage-bientot-dans-nos-assiettes_art16356.html