Les paysans -on les appelait les vilains- formaient la masse de la population; c'était à eux surtout qu'incombait la tâche de "fournir" à tous l'or, la nourriture et le vêtement. Au dixième siècle tous n'étaient pas de la même condition: les uns étaient serfs, les autres libres.
Les Serfs
Les serfs au dixième et au onzième siècle , étaient de beaucoup les plus nombreux. Ils descendaient sans doute des anciens esclaves et des colons de l'Empire Romain. Le Serf n'était pas libre de sa personne: il était attaché à la glèbe. C'est à dire qu'il ne pouvait sans l'assentiment du seigneur quitter la terre qu'il cultivait. S'il s'enfuyait, le seigneur avait le droit de suite, c'est à dire pouvait le rechercher, le reprendre où qu'il fût et le ramener au champ déserté. Pour se marier, il lui fallait l'autorisation du seigneur, et s'il prenait femme hors du domaine seigneurial, il devait payer un droit spécial, le formiage. Il était main mortable, c'est à dire qu'il ne pouvait transmettre le peu qu'il possèdait à ses enfants, à moins de payer une taxe au seigneur, la main morte. Encore était ce le seigneur qui héritait si les enfants n'habitaient pas avec leur père. Le serf était vendu, engagé, donné avec la terre avec la quelle il vivait. Si cette terre appartenait à plusieurs propriétaires, ceux-ci pouvaient se partager les enfants du serf. "Le sixième jour de juin, dit un acte daté de 1087, nous avons procédé au partage d'enfants mâles et femelles appartenant à plusieurs parents. On a excepté du partage une toute petite fille qui est resté dans son berceau. Si elle vit, elle sera notre commune propriété jusqu'à conclusion d'un accord qui l'attribuera à l'un ou à l'autre seigneur."
Le seul avantage de serf était que la terre, dont le seigneur était propriétaire, ne pouvait lui être enlevée. Il en était comme le fermier à perpétuité. Pour prix de la jouissance indéfinie du champ, il payait un fermage invariable, le cens. Il devait encore payer une taxe personnelle, la taille, que le seigneur fixait à son grès, plus ou moins lourde. Par la suite on appela coutume ces deux redevances.
Là ne se bornaient pas les charges incombant au cerf. Il devait encore cultiver gratuitement les terres que le seigneur gardait pour son usage, sa réserve: c'était la corvée, et le caprice du seigneur en réglait seul la durée. Aussi le serf était taillable et corvéable à merci: "Hélas! Ecrivait l'évêque Adalbèron au roi Robert, il n'y a aucun terme aux larmes et aux gémissements de ces malheureux".
Les Paysans Libres
Les paysans libres se distinguaient des serfs seulement en ce qu'ils avaient la faculté de se déplacer, de se marier, et de transmettre leurs biens à leurs enfants comme bon leur semblait. Mais par contre ils devaient le service militaire dont les serfs étaient exempts; ils devaient encore des redevances en argent ou en nature; ils étaient soumis aux tailles et aux corvées, comme faucher les près du seigneur, de voiturer son vin, de curer les fossés de son château. En outre, ils ne pouvaient récolter, vendre ou acheter, avant que le seigneur le leur permit, et la permission ne venait jamais tant que le seigneur n'avait pas lui-même acheté ses provisions et vendu ses récoltes. Il faut remarquer du reste qu'aux dixième, onzième et douzième siècles les services dus au seigneur, les privilèges qu'il s'attribuait, étaient le paiement de services qu'il rendait à son tour, par exemple, de la protection assurée au paysan contre l'ennemi ou les brigands. C'est ainsi qu'étaient également justifiées les banalités, c'est à dire les redevances payées par le paysan pour l'usage du moulin, du four, du pressoir, que le seigneur avait été tout d'abord le seul assez riche pour faire construire. Par la suite les services cessèrent; Mais les redevances, les tailles, les corvées demeurèrent, et plus rien ne le justifiant, elles parurent justement odieuses aux paysans.
La Vie du Paysan
Les paysans habitaient des maisons basses, le plus souvent construites en torchis, un mortier d'argile et de paille hachée. La toiture était habituellement en chaume: d'où le nom de chaumière ou de chaumine donné à la maison. Elle ne comprenait guère qu'une seule pièce, avec une large cheminée, où l'on pouvait s'asseoir de chaque côté du foyer, comme on fait encore chez beaucoup de nos paysans. Les fenêtres, quand il y en avait et que le jour n'entrait pas simplement par la porte, étaient fermées par des volets pleins, en bois, parce que le verre à vitre coutait très cher. Pour tout mobilier, une huche ou coffre, servant à la fois à pétrir le pain et à serrer les vêtements; un lit c'est à dire une planche sur des tréteaux, avec un sac rempli de menue paille pour matelas. Des bottes de paille servaient de siéges; La vaisselle se composait de plats et d'écuelles de bois. Les jours de fêtes on jonchait d'herbe fraîche le sol en terre battue qui tenait lieu de plancher.
Beaucoup de paysans travaillaient la terre à la bêche et à la pioche, parce qu'ils étaient trop pauvres pour avoir des bêtes de labour. Les charrues étaient le plus souvent en bois. Elles écorchaient à peine le sol et, par suite, la terre produisait infiniment moins qu'aujourd'hui. Aussi les famines étaient-elles fréquentent au Moyen Age. Au onzième siècle il y eut quarante-huit années de disette en soixante treize ans. On compte onze famines sous le règne de Philippe Auguste à la fin du douzième et au commencement du treizième siècle. (1195-1199)
Disparition du servage
Du douzième au quatorzième siècle la condition des paysans, les serfs et les libres, s'améliora et le servage disparut presque complètement. Cette transformation résulta de causes multiples et d'abord du sentiment religieux, que les croisades réveillèrent ou exaltèrent : On commença à penser que "formée à l'image de Dieu, toute créature humaine devait être franche (libre)". D'autre part les seigneurs, pour partir en croisade, eurent besoin d'argent. Dans la suite beaucoup comprirent que leur intérêt bien entendu était de laisser le paysan travailler en paix et de bon cœur; Il furent ainsi conduits à vendre ou à donner des libertés à leurs serfs. Ceux-ci obtinrent que la taille fût fixée invariablement comme l'étais le cens: cela s'appela s'abonner. Ils achetèrent le droit de se marier où et comme il leur plairait. Beaucoup achetèrent même leur affranchissement complet. Dès la fin du douzième siècle, il n'y avait plus de serfs en Normandie. Au treizième siècle, les affranchissements se multiplièrent dans tout le royaume. Au début du quatorzième siècle un fils de Philippe le Bel, Louis X invoquant "le droit de nature" qui est que "chacun naisse franc", en réalité par besoin d'argent, affranchit moyennant finances les serfs du domaine royal. Il invita du même coup tous les seigneurs du royaume "à prendre exemple de lui". L'appel ne fut pas entendu de tous, et ce fut seulement au milieu du quinzième siècle, sous le règne de Charles VII, et la guerre de cent ans terminée, qu'eurent lieu les grands affranchissements.
Quant aux paysans libres, en même temps que les serfs et comme eux à prix d'argent, Ils avaient obtenu des réductions de corvées et de redevances, parfois l'abolition d'une partie des banalités, enfin des exemptions partielles de service militaire. A la fin du quinzième siècle, la paix rétablie en France, les rois étant assez forts pour assurer presque partout le maintien de l'ordre, le paysan français voyait commencer pour lui une période d'aisance relative.
[En Mémoire de nos ancètres qui ont connu en leur temps les conditions de Vie décrites ci-dessus!]
Transcrit pour les végétaliseurs par Yves Gonnet le 5 août 2008.
Albert Malet professeur agrégé d'histoire au lycée Louis le Grand, Histoire Moderne,
Rédigée conformément au programmes officiels du 31 mai 1902, Hachette Editeur.
Pensez-vous que le paysan d'aujourd'hui sous tutelle de l'Europe ait un sort plus enviable que le serf d'autrefois. A deux époques différentes exploitations différentes. Sauf qu'à cette époque le propriétaire des terres avait besoin de ses paysans; ce qui n'est plus le cas avec la politique de l'import-export. Aujourd'hui, vos terre deviennent stériles, c'est par idiotie ou par acte réfléchi?
Bonjours, peu etre un rubrique sur se sujet existe déja, mais je l ai pas trouver alors j'ouvre celle la.
Je recherche des gens qui auraient déja des experiances de murs vegetaux, cadre florale etc...
car j ai vraiment envie de vegetaliser tous c'est murs moches qui me font horreur.
j'aimerai meme en faire mon metier, donc je suis avide de conseil , y a t'il des formations? quels sont les principals probleme technique et tous et tous quoi
merci d avance a tous pour vos réponses
Bonjour à tous et à toutes,
J'ai déjà participé au forum justement en y mettant la photos de mon joli chêne qui vit dans un ruisseau devant chez moi http://www.les-vegetaliseurs.com/article-84147-baignedelumiere.html
Aujourd'hui, le ruisseau,les animau, la faune et la flore sont menacés par l'envie des députés et politiciens d'agrandir le trafic routier...
Des espèces protégés y vivent et se reproduisent, comme divers batraciens de la région (sud de la france) des renerds, des blaireux, des fouines, des insectes et plusieurs petits animaux et plantes qui vont voir leur habitats se faire détruire pour y laisser place au bitume..
Je recherche des gens qui ont mené des combats à bien pour protéger la nature, qui sont au courant de comment mener à bien un projet, afin que la route qui est prévu d'être construite soient annulé, et que les animaux, et que mon joli chêne et les autres arbres pluri-centennaires du ruisseaux soient sauvés.
Je vous remercie par avance de toute les informations que vous pourrez m'apporter, car je veux me battre pour que les "supérieurs" arrête de croire qu'il décident de tout comme bon leur semble, et leur montrer que la démocratie et les votes, ce n'est pas du vent.... c'est peut être utopique, mais c'est nous en bougeant, qui feront bouger le monde! oODahliaOo
moi je me contentais de les laisser cuire sans couvercle puis les refroidir aussitôt!
Je viens de voir une émission sur "les ballades de Petit Renaud" à l'île d'Oléron....
Un cuisinier "montait" un plat en direct, et bien lui, ces petits pois, pas trop cuits (donc un peu croquants)
trempaient dans un saladier rempli d'eau et de pas mal de GLACONS ...
Faites vous ainsi?? c'est peut être une idée idiote, mais je n'avais jamais pensé aux glaçons pour que cela reste bien vert et juste à point!!!!
Qui le fait? mamie jeannie
Celle que l'on nomme aussi, melon d'eau, fait partie des curcubitacées.
Sa chair peut varier du rose ou blanc, selon la variétés.
La plus savoureuse et la plus connue reste la pastèque rouge.
Légèrement sucrée et constituée de 92% d'eau, elle est l'un des fruits les plus désaltérants.
Très peu calorique, riche en antioxydants et en vitamines C,B1,B6 et A.
Elle constitue ainsi une gourmandise de choix pour l'été.
L'essentiel est de savoir bien là choisir, car si elle n'est pas suffisamment mûre, elle se trouve insipide.
Mais difficile de distinguer le stade de la maturité à l'oeil.
A l'achat, il faut donc vérifier deux chose's : le fruit dfoit être lourd et doit sonner creux.
Vous pouvez la déguster ainsi, en cube avec des morceau de gruyère, en sorbet ou crousée avec façonnage de "boules" avec la chair, mélangé avec des "boules" de melon et autres fruits et servir bien frais, très décoratif et pour vos invités une surprise fraiche une fois un peu macèré, ce qui termine agréablement un barbecu!!! mamie jeannie
Le stress monte? Pour le canaliser, essayez vite cet exercice de respiration.Prenez une bonne position assise: jambes décroisées, la tête et le dos droits.Les yeux ouverts, inspirez amplement, puis, en fermant doucement les yeux, soufflez lentement.Libèrez-vous de toutes les tentions et laissez les muscles du visage se détendre.Respirez quelques secondes par le ventre et concentrez-vous sur le rythme régulier de votre respiration.Ouvez les yeux. Respirez calmement quelques secondes.Ressentez votre respiration.Enfin,rappelez-vous un moment agréable: un souvenir de vacances, une scène heureuse de Noël en famille, le visage d'une personne aimée....... Emplissez-vous de ce sentiment de bien-être. Puis; quand vous le voulez, étirez-vous et ouvrez les yeux. VOUS VOILA DEJA MIEUX!!! mamie jeannie
Pourquoi les bouteilles de vin font 75cl ????Les bouteilles de vin font 75 centilitres et non un litre. D' où vient cette exception ? La contenance de la bouteille de vin
un nouveau magazine féminin Voici un nouveau magazine féminin : Biomood. Bimestriel, 3.50 euros, petitformat, entièrement en papier recyclé bien sûr. 
Pensez-vous que le paysan d'aujourd'hui sous tutelle de l'Europe ait un sort plus enviable que le serf d'autrefois. A deux époques différentes exploitations différentes. Sauf qu'à cette époque le propriétaire des terres avait besoin de ses paysans; ce qui n'est plus le cas avec la politique de l'import-export. Aujourd'hui, vos terre deviennent stériles, c'est par idiotie ou par acte réfléchi?