A Sea symphony
traduction du poème de Walt Whitman
Un chant pour toutes les mers, pour tous les bateaux Voyez d'abord la mer,
puis sur sa poitrine sans limite, dilatée, les bateaux;
voyez comme leurs voiles blanches, gonflées dans le vent, émaillent le vert et le bleu.
Voyez les vapeurs qui, jetant leur panache, entrent dans le port ou en sortent.
Voyez ténébreuses et ondoyantes, les longues oriflammes de fumée.
Voyez d'abord la mer,
puis sur sa poitrine sans limite, dilatée, les bateaux.
Aujourd'hui un bref récitatif rudimentaire,
de bateaux sillonnant les mers, avec chacun son pavillon ou son fanion personnel,
de héros anonymes, leurs équipages,
de vagues qui s'étendent, s'étendent à perte de vue,
d'embruns qui cinglent, et ces vents qui sifflent et soufflent,
d'où surgit un hymne aux marins de toutes les nations,
fluctuant comme une houle.
De capitaines jeunes et vieux, de seconds, et de tous les matelots intrépides,
des quelques uns, l'élite, taciturnes, que le destin ne peut jamais surprendre ni la mort effrayer,
pris avec parcimonie, sans bruit, par toi, vieil océan, choisis par toi
Toi mer qui prends et cueilles cette race, au jour dit, et qui unis les nations -,
allaités par toi, vieille nourrice rauque, t'incarnant,
indomptables, indomptés comme toi.
Envoie, ô mer, les différents pavillons de tes nations!
Envoie, visibles comme toujours, les fanions divers!
Mais réserve tout spécialement pour toi et pour l'âme de l'homme un pavillon au dessus de tous les autres,
un fanion spirituel tissé pour toutes les nations, emblème de l'homme, exalté au dessus de la mort.
Témoignage de tous les braves capitaines et de tous les intrépides matelots et seconds,
et de tous ceux qui se sont noyés en faisant leur devoir,
qui célèbre leur mémoire, tressé de tous les capitaines intrépides, jeunes ou vieux,
une oriflamme universelle, qui ondoie légère à jamais au dessus de tous les braves marins,
de toutes les mers, de tous les bateaux.
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A song for all seas, all ships.
Behold, the sea itself,
And on its limitless, heaving breast, the ships;
See, where their white sails, bellying in the wind, speckle the green and blue,
See, the steamers coming and going, steaming in or out of port,
See, dusky and undulating, the long pennants of smoke.
Behold, the sea itself,
And on its limitless, heaving breast, the ships.
To-day a rude brief recitative,
Of ships sailing the seas, each with its special flag or ship-signal,
Of unnamed heroes in the ships — of waves spreading and spreading far as the eye can reach,
Of dashing spray, and the winds piping and blowing,
And out of these a chant for the sailors of all nations,
Fitful like a surge.
Of sea-captains young and old, and the mates, and of all intrepid sailors,
Of the few, very choice, taciturn, whom fate can never surprise nor death dismay,
Picked sparingly, without noise by thee, old ocean, chosen by thee,
Thou sea that pickest and cullest the race in time, and unitest nations,
Suckled by thee, old husky nurse, embodying thee,
Indomitable, untamed as thee.
Flaunt out, O sea, your separate flags of nations!
Flaunt out visible as ever the various ship-signals!
But do you reserve especially for yourself and for the soul of man one flag above all the rest,
A spiritual woven signal for all nations, emblem of man elate above death,
Token of all brave captains and all intrepid sailors and mates.
And all that went down doing their duty,
Reminiscent of them, twined from all intrepid captains young and old,
A pennant universal, subtly waving all time, o'er all brave sailors,
All seas, all ships.
c'est très beau, mais pour moi l'anglais... c'est un peu du chinois!