Alimentation Végétarienne = Geste pour la Planète.
Saviez-vous qu’une alimentation végétarienne est un geste de développement durable et un geste pour la planète ?
Dans cet article je développerai de manière documentée deux arguments qui vont en ce sens :
-1- La digestion particulière des bovins (organe digestif complexe des bovins, susceptible de transformer la cellulose) est une source majeur d’émission de gaz à effet de serre : le Méthane.
-2- Il faut 14 kilos de céréales pour produire 2 kilos de bœuf, et 8 kilos de céréales pour 2 kilos de porc. Plus d’un tiers de la récolte mondiale de céréales sert ainsi à engraisser les animaux.
Voici mon exposé :
-1- La digestion particulière des bovins est une source majeur de gaz à effet de serre : le Méthane.
La digestion des ruminants est infiniment plus complexe que la digestion du corps humain. Rendez-vous compte : ces animaux possède trois estomacs au lieu d’un seul. C’est que ces animaux sont capable d’assimiler un aliment particulièrement indigeste :la cellulose, et cela par un curieux effets de symbiose (Symbiose = association à bénéfice réciproque entre organismes vivants) avec des micro-organismes (microbes) qui peuplent leur estomac. L’objet de cet article n’est pas de décrire en détail la digestion des ruminants. Mais il faut savoir que c’est au cours de cette fermentation stomacale et intestinale que se dégage de grande quantité de méthane.
Ceci est développé dans les extraits des trois articles suivants :
«... » « L’activité agricole contribue à l’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) au travers de dioxyde de carbone CO2, du Méthane CH4, et du protoxyde d’azote N2O. Selon les estimations nationales des émissions à partir des recommandations de l’IPCC développées à l’échelle mondiale, l’agriculture est responsable de 20 % des émissions de GES au niveau français. Sur ces 20 %, 60 % proviennent des sols agricoles, et à la consommation d’énergie & 40 % sont liés à l’activité d’élevage. « « ... »
Article complet de Mr J.B. Dollé & de Mr P.Robin
«... » «Les émissions de méthane contribuent pour environ 15 % à l’accroissement de l’effet de serre de la terre. La quantité annuelle de méthane produite annuellement par les bovins en France est ici quantifiée. Elle est comprise entre 140 et 160 m3 par vache laitière et d’environ 120 m3 par vache allaitante. En France, l’émission totale de méthane par les bovins est de l’ordre de 1,86 milliard de m3, dont 44 % par les vaches laitières et les génisses futures laitières, 33 % par les vaches allaitantes et les génisses futures allaitantes, et 23 % par les bovins destinés à la production de viande.
Avec le dioxyde de carbone (CO2), le protoxyde d’azote (N2O) et les chlorofluorocarbones (CFC), le méthane (CH4) est un des gaz qui participe à l’effet de serre, responsable du réchauffement progressif de notre planète. Sa contribution à l’effet de serre total est de l’ordre de 18 %, contre 49 % pour le CO2, 14 % pour les CFC et 6 % pour le N2O. Du fait de sa durée de vie élevée (10 ans), il exerce des effets à long terme. Les ruminants, et parmi eux les bovins, produisent des quantités relativement importantes de méthane, du fait de l’abondance de la population microbienne dans le rumen et de son activité, nécessaire à la digestion des végétaux consommés. La production journalière de méthane dépend de nombreux facteurs liés à l’animal (espèce, âge, état physiologique, niveau de production...), et à l’alimentation (quantité et composition). La présente étude évalue la quantité de méthane d’origine digestive produite annuellement par les bovins en France, selon leur catégorie.
Chez les vaches laitières, l’émission de méthane d’origine digestive passerait en moyenne de 140 à 161 m3 par an pour des productions laitières allant respectivement de 3 400 à 6 500 kgs de lait. Pour un effectif national de 4,645 millions d’individus (en 1993), la production totale de méthane est estimée à 704 millions de m3 par an.
Chez les génisses laitières de renouvellement, l’émission de méthane est voisine de 127 m3, soit une quantité totale d’environ 116 millions de m3 par an, pour un cheptel de 916 000 individus.
Parmi les bovins destinés à la production de viande, la production de méthane par kg de carcasse est d’autant moins élevée que la croissance est intensive : 0,58 m3 par kg pour les taurillons, 0,65 m3 par kg pour les taureaux de 2 ans et 1,04 m3 par kg pour les bœufs de 40 mois. Elle se situe entre 0,32 et 0,49 m3 par kg pour les bovins de race laitière et entre 0,58 et 1,04 m3 par kg pour les bovins de race bouchère. Au total l’émission annuelle de méthane des bovins destinés à la production de viande est d’environ 1 040 millions de m3 dont près de la moitié (475 millions de m3) par les vaches allaitantes.
Selon ces estimations, les émissions totales annuelles de méthane d’origine digestive, par les bovins, s’élèveraient à environ 1,486 milliard de m3, soit 1,33 million de tonnes. Les vaches laitières (4,6 millions) contribuent pour 38 % à ce total, les génisses futures laitières pour 6 %, les vaches allaitantes (4 millions) pour 26 %, les génisses futures allaitantes pour 7 % et les bovins en croissance destinés à la production de viande (6,6 millions) pour 23 %.
Ces chiffres, pour élevés qu’ils paraissent, sont à relativiser. Au niveau mondial, les bovins et leurs déjections contribueraient pour 16 % à la production de méthane, soit 2 à 2,5 % de l’augmentation de l’effet de serre. Même si l’utilisation de certaines techniques (apport de matières grasses, d’antibiotiques ionophores, défaunation ...) peut être envisagée pour réduire la production de méthane par les ruminants, leur impact positif sur l’effet de serre restera très limité (de l’ordre de 1 %). » « ... »
Article complet de Mr Pommier.
« ... » « Manger de la viande nuit à l’environnement. C’est la conclusion à laquelle parvient l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui a rendu public, mercredi 29 novembre, un rapport consacré à l’impact écologique de l’élevage. Celui-ci est « un des premiers responsables des problèmes d’environnement », affirme un des auteurs, Henning Steinfeld.
Mesurée en équivalent CO2, la contribution de l’élevage au réchauffement climatique est plus élevée que celle du secteur des transports. L’activité est responsable de 65 % des émissions d’hémioxyde d’azote, un gaz au potentiel de réchauffement global 296 fois plus élevé que celui du CO2, essentiellement imputable au fumier. De plus, le bétail produit 37 % des émissions de méthane liées aux activités humaines. Ce gaz, produit par le système digestif des ruminants, agit vingt-trois fois plus que le CO2 sur le réchauffement.
Les pâturages occupent 30 % des surfaces émergées, alors que 33 % des terres arables sont utilisées pour produire l’alimentation du bétail - et ces surfaces sont insuffisantes pour répondre à la demande, ce qui entraîne le défrichage de forêts. D’autres dégâts sont énumérés : 20 % des pâturages sont dégradés par une surexploitation entraînant le tassement et l’érosion du sol ; l’activité compte aussi « parmi les plus nuisibles pour les ressources en eau ».
La hausse du niveau de vie s’accompagne d’une consommation plus importante de viande et de produits laitiers. La production mondiale de viande devrait donc plus que doubler d’ici 2050, passant de 229 à 465 millions de tonnes. Les auteurs du rapport rappellent que la viande constitue un apport en protéines primordial pour les populations mal nourries et que l’élevage fait vivre 1,3 milliard de personnes. « Il s’agit souvent de la seule activité économique possible pour les populations pauvres », écrivent-ils.
Diverses pistes sont proposées pour limiter les dégâts de l’élevage, comme l’amélioration de l’alimentation animale. La FAO suggère que, en outre, cet impact pourrait être « fortement diminué » si « la consommation excessive de produits animaux parmi les populations riches baissait ». Un Indien consomme en moyenne 5 kg de viande par an, contre 123 kg pour un Américain. » « ... »
Article complet de Mme Gaëlle Dupont
-2- Il faut 14 kilos de céréales pour produire 2 kilos de bœuf, et 8 kilos de céréales pour 2 kilos de porc. Plus d’un tiers de la récolte mondiale sert ainsi à engraisser les animaux.
« ... » « De 1950 à 1990, les rendements céréaliers ont plus que doublé, et la production est passée de 630 millions à 1,78 milliard de tonnes. Mais, depuis quinze ans, les rendements progressent bien plus lentement, et la production atteint péniblement 2 milliards de tonnes. « Les paysans ont obtenu un résultat extraordinaire en triplant quasiment la récolte mondiale », note Lester Brown, qui préside actuellement l’Earth Policy Institute, un institut de recherche respecté de Washington. « En une seule génération, ils ont presque doublé la production céréalière par rapport aux 11 000 années qui avaient précédé, depuis le début de l’agriculture. Mais maintenant, le ressort est cassé ». Outre l’amélioration des rendements, une autre méthode traditionnelle pour doper la production consiste à agrandir la superficie des terres arables. Mais cela n’est plus possible. A mesure que la population s’accroît et que les terres cultivables servent à la construction de routes ou de villes - et s’épuisent en raison de la surexploitation -, la quantité de terres disponible pour chaque habitant de la planète diminue. Elle a chuté de plus de moitié depuis 1950 [de 0,23 à 0,11 hectare par personne]. Pourtant, la production alimentaire permettrait de nourrir correctement tout le monde si elle était bien distribuée. Certes, les habitants des pays riches mangent trop et ceux des pays pauvres pas assez. Mais des quantités énormes de céréales servent également à nourrir les vaches - et les voitures. A mesure que les gens s’enrichissent, ils consomment plus de viande, et les animaux d’abattoir sont souvent nourris au grain. Ainsi, il faut 14 kilos de céréales pour produire 2 kilos de bœuf, et 8 kilos de céréales pour 2 kilos de porc. Plus d’un tiers de la récolte mondiale sert ainsi à engraisser les animaux. » « ... »
Article complet de Mr Geoffrrey Lean
-3- Statistique de la FAO pour l’Année 2003: Consommation d'animaux de boucherie.
En théorie, l’homme n’a même pas besoin de viande pour vivre.
Dans la pratique, les chiffres de 2003, nombres d’animaux abattus dans l’année dans le monde :
Poules, poulets 45 milliards 900 millions
Canards 2 milliards 260 millions
Cochons 1 milliard 240 millions
Lapins 857 millions
Dindes 691 millions
Oies 533 millions
Moutons, brebis, agneaux, 515 millions
Chèvres 345 millions
Boeufs, vaches, veaux 292 millions
Rongeurs, autres que lapins 65 millions
Pigeons et autres oiseaux 63 millions
Buffles 23 millions
Chevaux 4 millions
Ânes, mules, mulets 3 millions
Chameaux et autres camélidés 2 millions
Source : FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations) Chiffres établis à partir des rapports provenant de plus de 210 pays. Certains pays ou territoires ne fournissent pas de données. FAO Statistical Database - Agriculture http://www.fao.org/
Allez pour nous achever :
Chiens et chats pour la consommation :
- 10 millions de chiens tués juste en Chine
- En Corée, plus de 2 millions de chiens et de chats morts pour la consommation
LE TOFU.
Tout le monde n’a pas un budget suffisamment consistant pour acheter le tofu en magasin bio. Bonne nouvelle ce « fromage de soja » se trouve très bon marché en magasin asiatique. Personne ne pourra dire que le tofu a mauvais goût puisque le tofu n’a aucun goût. On peut donc l’assaisonner à son propre goût, ou mieux simplement le mixer dans une sauce ou une boisson. Ce sont des protéines très facilement assimilable, et personnellement quand j’en consomme je constate une amélioration de ma forme « épatante ». Je me sens plein d’énergie.
tofu
LE BOULGOUR.
Blé dur concassé, tout de suite cuit et très digeste, 1 volume de boulgours, 2 volumes d’eau, 5 minutes de cuisson, facile à assaisonner, se trouve en magasins arabes ou grecques (orientaux) à très bon marché. Pensez à en consommer.
boulgour
Cet Article a été rédigé par Yves Gonnet.
Mars 2008 revu juin 2008
alors moi je suis végétalienne depuis 5 ans et je me porte carrément mieux qu'avant ! il suffit juste de comprendre et de connaitre les ressources des végétaux en vitamines, oligo-éléments et protéines pour ne pas être en carence! Il faut savoir que le soja est bcp plus protéiné que la viande ! et c'est sans cholestérol.. Donc pour moi, plus de viandes, plus de poissons, aucun produit laitier animal. Je m'autorise uniquement les oeufs de ma fermière de voisine et...les crevettes parce que j'adore ça ! mais bon ce sont des fruits de mer faut dire lol !